Pedro Páramo
Gallimard, Folio
Agregada el 02/05/09
pág. 20. «Le tout est de mourir, avec l’aide de Dieu, quand on le désire et non pas quand Il le décide ; ou, si tu préfères, de Le forcer à en décider avant l’heure.»
pág. 65. «- Morte ? Et de quoi ? – Je l’ignore. De tristesse ? Elle soupirait beaucoup. – Ça, ce n’est pas bon. Chaque soupir est un souffle de vie dont on se défait.»
pág. 87. «Il n’y avait pas d’air. J’ai dû boire celui qui sortait de ma bouche en l’arrêtant de mes mains avant qu’il ne s’échappe. Je le sentais aller et venir, de plus en plus imperceptible, jusqu’au moment où il est devenu si ténu qu’il m’a glissé entre les doigts à jamais.»
pág. 87. «No había aire. Tuve que sorber el mismo aire que salía de mi boca, deteniéndolo con las manos antes de que se fuera. Lo sentía ir y venir, cada vez menos; hasta que se hizo tan delgado que se filtró entre mis dedos para siempre.»
pág. 99. «La vie est déjà assez pénible comme ça. La seule chose qui vous fait mettre un pied devant l’autre, c’est l’espoir qu’en mourant ils vous porteront quelque part ailleurs ; mais quand on vous ferme une porte et que la seule qui reste ouverte est celle de l’enfer, alors, mieux vaut ne pas être né.»
pág. 141. «Rien ne peur durer indéfiniment, il n’est aucun souvenir, si vif soit-il, qui ne s’éteigne.»
pág. 141. «Il croyait la connaître, et, s’il en allait autrement, n’était-il pas suffisant de savoir qu’elle était la créature qu’il aimait le plus que tout au monde et, ce qui comptait encore davantage à ses yeux, qu’elle allait lui permettre de quitter la vie ébloui par son image, qui effacerait tous les autres souvenirs.»
